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accueil > action militante > éducation permanente > 17 octobre > Journée mondiale du refus de la misère 2020

Journée mondiale du refus de la misère 2021 :
Refusons la déshumanisation de notre société.

La Journée mondiale du refus de la misère 2021 a été l'occasion de rappeler les combats menés et le chemin qu’il reste encore à parcourir pour que l’accès à ce qui est indispensable à l’existence humaine soit une pleine réalité pour toutes et tous.

Avec le Mouvement LST

  • Une indignation collective
  • A Namur et Andenne
  • Une semaine de mobilisation
  • Campagne transparent
  • La journée au Parlement Wallonie avec d’autres associations
  • Le discours de Mr Marcourt, Président du Parlement Wallon.
  • Ateliers de réflexion collective / perspective d’action et de plaidoyer
  • On parle de nous.
  • Festival ONPTS, Rochefort.

D’autres occasions de se mobiliser

  • ATD, refuserlamisere.org, RWLP,

UNE INDIGNATION COLLECTIVE


Durant ces derniers mois, notre pays a été le lieu d’une situation particulièrement violente à l’égard d’un groupe de personnes qui ont quitté leurs pays pour fuir la misère, les famines ou les violences de la guerre. A Bruxelles, quelques 400 personnes « sans papier », en situation illégale depuis de nombreuses années pour certaines, menaient une grève de la faim de plusieurs semaines afin de faire reconnaître leur situation (en tant que groupe opprimé et utilisé) par un statut légal qui leur permette de vivre et travailler sur le territoire belge. Pour nous, les silences des pouvoirs publics face à cette réalité témoignent d’une violence institutionnelle qui se banalise de plus en plus. Et la banalisation du risque de mort ou de séquelles irréversibles pour les grévistes, accompagnée de blocages légalistes du pouvoir politique constitue un sommet dans le mépris et les violences instituées.


Depuis plusieurs années, la déshumanisation de notre société se marque au travers de violences imposées aux plus faibles : exclusions massives du droit à des allocations de chômage, répression des personnes qui mendient et parfois habitent la rue, diverses pratiques et exigences qui peuvent s’apparenté à de la torture vis-à-vis d’allocataires sociaux,… ( Au même titre que les exclusions massives du droit à des allocations de chômage, ou la répression des personnes qui mendient et parfois habitent la rue par manque de logements, certaines pratiques et exigences vis-à-vis d’allocataires sociaux apparentées à de la torture, etc…Toutes ces violences illustrent la déshumanisation de notre société.) Nous avons dénoncé cette violence, et marqué notre solidarité aux grévistes de la faim à travers nos outils de communication. Pour nous, cette banalisation du risque de mort ou de séquelles irréversibles pour les grévistes, accompagnée de blocages légalistes du pouvoir politique constitue un sommet dans le mépris et les violences instituées. Nous refusons de passer sous silence toutes les répressions développées à l’égard des populations les plus opprimées dans ce pays.


Depuis de nombreuses années nous dénonçons de manière permanente les conditions de vie inhumaines imposées ici et maintenant aux populations les plus opprimées, enfermées dans les zones de misère, pour qui les droits élémentaires sont inaccessibles, voire supprimés à travers des cadres légaux.


Nous ne pouvons pas commémorer les victimes de la misère ce 17 octobre 2021 sans y associer les grévistes de la faim du printemps et de l’été 2021 et la cause humaine qu’ils défendent au prix de leur vie. Mais aussi les citoyen-ne-s, groupes et associations qui se mobilisent contre la déshumanisation rapide de nombreux secteurs de notre société.
C’est autour de ce projet que nous nous sommes mobilisé, avec d’autres pour construire et porter une interpellation, au départ des luttes et espérances de personnes, familles, groupes, parmi les plus opprimés. Pour questionner ces réalités d’absence d’humanité que nous refusons et que nous voulons changer radicalement.

A NAMUR ET ANDENNE


Le 17 Octobre, ou Journée Mondiale du Refus de la Misère, était l’occasion de se mobiliser ensemble au niveau du Mouvement. Et ce dans différentes régions.
Nous avons voulu organiser dans des lieux publics la présence du Mouvement LST. Nous avons choisi de mobiliser des équipes pour être présents dans les marchés des villes de Namur et Andenne pour interpeller et dialoguer avec les citoyens.
Nos objectifs étaient clairs, marquer une présence militante et annoncer la Journée Mondiale du Refus de la Misère, parler du lendemain. En effet, à Andenne le vendredi 15 Octobre et à Namur le samedi 16 Octobre nous étions présents.
Mais ce n’est pas tout

 

Une semaine de mobilisation

- Nous avions prévu pour la semaine précédant notre présence au cœur du Parlement de Wallonie (nous y arrivons) de multiples mobilisations à l’occasion de la journée mondiale. Nous avons installé à la place de l’Ange une « fresque » d’une réappropriation de la toile « Il quarto stato » ( à voir ) nous nous sommes rassemblé là pour notre permanence hebdomadaire. Une manière d’appuyer notre présence et donner du poids à notre installation.

- Nous avons présenté en partenariat avec l’ADas, le CINEX et le CAL dans le cadre du Cinéma de quartier St Nicolas, d’une part notre capsule vidéo de témoignages réalisés dans le cadre des interpellations de la journée mondiale de l’année 2020 (disponible ici : https://www.youtube.com/watch?v=ClLScpvcQfI). Il était également présenté le film « Solde Insuffisant » réalisé par le CAL et l’ADas. Une mobilisation de nombreux militants de LST pour les films mais aussi pour le débat qui concluait la matinée.

- Des membres du Mouvement LST étaient également présents dans des actions entreprises par d’autres à Namur et ailleurs.

 

 

La Campagne « Transparents »

Depuis quelques années les mobilisations autour de la journée mondiale du refus de la misère s’accompagnent d’une campagne que nous appelons la campagne « Transparents »
Lire ici : http://www.mouvement-lst.org/transparents.html
Une version hybride cette année encore. Une possibilité de recevoir l’affiche créée l’an dernier pour la campagne mais aussi accueillir un pavé et son personnage afin d’affirmer et d’afficher sa mobilisation.

La journée au Parlement de Wallonie avec d'autres Associations

Le 18 octobre 2021, Le Mouvement LST invitait d’autres associations (ADas, ATD quart-monde, Front commun des SDF, La Rochelle, La maison Daryacu, le Centre de médiation des gens du voyage.) à venir témoigner conjointement de la « déshumanisation » que l’on vit, constate et combattons tous les jours.
Nos témoignages sont disponibles sur ce site dans les liens accessibles sur cette page.

 

Le discours de Mr Marcourt, président du Parlement Wallon

« Mesdames et messieurs, c’est pour moi un honneur de vous recevoir aujourd’hui. Dans mon dos , vous avez la plaque commémorative qui a été posée il y a quelques années.
La journée de la lutte contre la misère ne devrait pas exister. En effet, comment une société, spécialement dans nos sociétés occidentales, peut-on accepter qu’une partie importante de notre population vit d’une part dans la précarité et d’autre part dans la misère ? (lire la suite)

Atelier de réflexion collective / Perspectives d'actions et de plaidoyer

Au terme de nos témoignages, à comprendre comme interpellation, nous avons rassemblé de nombreux militants de LST, ATD, ADas,CMGV, front des SDF,… mais aussi, issus de luttes « sœurs » en vue de se questionner sur la « déshumanisation » croissante de nos vies, nos sociétés, et ce de manière subie. Il était question de prendre le temps d’organiser une parole sur ce thème au départ de nos vies. Pour cela nous avons organisé quelques groupes pour encadrer les débats.

 


Recul des protections sociales et légales, fruits des luttes passées. Nos solidarités humaines sont sanctionnées.

La cohabitation, une fameuse conditionnalité. Notre vie privée tout le monde s’en mêle, quels sont nos choix ?

Le droit de vivre en famille. Est-ce vraiment un droit pour nous ?

Nous sommes confrontés à une déshumanisation par la robotisation et la numérisation en cours. Quelle place pour nous ?

Des étiquettes nous collent à la peau. Sommes-nous donc condamnés ?

 

Notre ambition est de poursuivre ce travail que nous avons débuté le 18 octobre. Faire aboutir un plaidoyer, revendication d’une vie digne pour tous, de justice sociale et d’une prise en considération de chacun ; voilà –parmi d’autres- un travail qui nous mobilisera d’ici au printemps 2022.

 

On parle de nous

Des articles de presse autour du 17/10/2021.

 

Festival ONPTS, Rochefort...

Ce vendredi 22 octobre, nous sommes allés au festival On N'est Pas Tout Seul de Rochefort. Nous avons commencé par des ateliers créatifs et de réflexion. Le premier sur base du collage, où nous avons pu exprimer un coup de gueule et un coup de cœur. Le second sur le refus d’une société où le numérique remplace tous les contacts humains. Là nous avons pu échanger sur ce que cela nous inspire, nos craintes, nos difficultés face à la prise de terrain du numérique.
Nous avons, aussi, vu deux pièces de théâtre. D’abord, "et après ça?", pièce du CPAS de Dinant qui parcours différents thèmes tels que le logement, les mesures sanitaires, l’isolement, les services, les dérives de notre société toujours plus contrôlante. Ensuite, "on a éter abonékol" des Transform'acteur de Lire et écrire Namur qui veut dénoncer les inégalités à l’école en nous plongeant dans des situations scolaires que certains, parmi nous, ont vécues, s'en est suivi un échange entre le public et les comédiens.
Avant le repas, Jacques nous a fait découvrir la ville de Rochefort, sa ville natale, par une visite guidée.
Nous avons clôturé la journée par deux documentaires sur le glanage et le gaspillage alimentaire. Une belle journée qui nous a permis de nous retrouver et de voir Rochefort autrement. Un article paraitra prochainement pour exprimer plus longuement comment nous avons vécu cette journée.

 

Les associations partenaires


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dernière mise à jour le 29 septembre 2021