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Une fois par trimestre, les militants des locales de LST Andenne, Condroz-Famenne-Ardennes, Hainaut et Namur sont invités à se réunir pendant une journée pour construire une pensée collective autour d'un thème particulier. La réflexion s'élabore autour d'un ou de plusieurs témoignages liés au vécu de la misère. C'est un atelier où l'on construit ensemble une parole que l'on portera dans différentes coordinations.
Nos objectifs
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« On se rend de plus en plus compte, dans différents
lieux où nous sommes impliqués que la rencontre,
l'échange, le dialogue est souvent difficile, voire inexistant.
On a l'impression que le but de notre interlocuteur est de nous
contrôler, de nous imposer des choses...
Il nous semblait donc important d'avoir un débat « militant
de base » à ce propos. L'objectif est aussi
de savoir quelle parole on donne là-dessus à l'occasion
du 17 octobre, Journée Mondiale
du Refus de la Misère ? »
Introduction de Malonne 31
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L'assemblée des militants est un des lieux privilégiés
qui permet aux militants des 4 locales actuelles du mouvement (et auparavant
également du MACh [1]
de Dinant) de se rencontrer et de construire une parole collective par
rapport à différentes problématiques issues du vécu
de la pauvreté. Cette parole sera portée dans différentes
concertations auxquelles LST participe.
C'est aussi un lieu où se construisent des actions de sensibilisation
vers le grand public sur les réalités de la grande pauvreté
(consulter également la page coordination
: groupe « suivi du 17 octobre et du Rapport Général
sur la Pauvreté »).
Un peu d'histoire
Les rencontres ont débuté au début des années
90. La charte de Malonne [2],
qui est le texte fondateur du mouvement LST,
a été rédigée et signée le 18 février
1995 par les militants. La charte dénonce la logique d'exploitation
qui engendre la misère. Elle affirme le nécessaire rassemblement
des travailleurs les plus pauvres pour créer une force qui fera
reconnaître les droits de tous, et surtout des plus faibles contre
l'exploitation.
Fonctionnement
Les rencontres ont lieu au rythme d'une par trimestre durant un samedi,
la matinée ou la journée. Elles sont préparées
par une équipe de représentants des différentes locales
qui forment le bureau. Celui-ci se réunit une à deux fois
avant la réunion pour débroussailler le thème à
aborder et pour réfléchir à une méthode de
travail pour construire une parole collective. Après avoir échangé
sur les nouvelles des différents lieux, on part d'un témoignage
pour lancer le débat, dont on extrait quelques points forts qui
constitueront notre parole face à des interlocuteurs politiques,
administratifs ou associatifs.
Durant plusieurs années, les rencontres ont eu lieu à Malonne.
Actuellement, elles ont lieu sous forme de tournante à Andenne,
Namur et dans la région Condroz-Famenne-Ardennes.
Lieu de réflexion et de construction d'une parole, l'assemblée
des militants a déjà mené plusieurs chantiers importants,
qui restent ouverts :
- réflexion des militants sur la structuration des assemblées
et sur la structuration du mouvement en fédération ;
- rédaction de la charte du mouvement que l’on appelle
Charte de Malonne (voir encadré) ;
- de nombreux thèmes ont été abordés :
l'aide à la jeunesse, les activations des allocataires sociaux
(chômeurs, minimexés...), l'habitat permanent dans les
campings et dans les parcs résidentiels (voir notamment les pages
atelier thématique logement
et réseau des habitants permanents en
campings), les indicateurs de
pauvreté, le dialogue avec les institutions, la santé...
;
- préparation du « 17 octobre », Journée
Mondiale du Refus de la Misère, comme événement
de sensibilisation du grand public ou comme interpellation des politiques
;
- échange de nouvelles des locales.
L'assemblée des militants permet aussi de vivre un moment de convivialité.
[1]
MACh : Mouvement d'Action pour le Changement. Issue d'un comité
de quartier d'habitations sociales, cette association voit le jour en
mars 1986. Ce mouvement – aux objectifs proches – tisse des
liens forts avec LST. Leur action se concrétisa par des réunions
Caves, des ateliers créatifs… et s’est poursuivie jusqu'en
début 1996.
[2]
L'assemblée est également appelée « Assemblée
de Malonne », du nom du lieu proche de Namur où se sont
déroulées les premières rencontres.
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