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accueil > action militante > éducation permanente > 17 octobre > Journée mondiale du refus de la misère 2020

Journée mondiale du refus de la misère 2020: Auscultons la solidarité !

Rassemblement au Parlement de Wallonie, 2019

[Photo] Rassemblement Place de l'Ange, lors de la Journée mondiale du refus de la misère 2016 (image d'archive, LST)
↑Affiche de la Campagne Transparence des plus pauvres 2020

Documents & témoignages
[Couverture] Regard des plus pauvres sur la répression et la "criminalisation" de la pauvreté
» Stop aux inégalités sociales !, plaidoyer du mouvement LST, février 2019

» Communiqué de presse | Invitation

plus d'info
» Journée mondiale du refus de la misère : activités en Belgique | à travers le monde

» Journée mondiale du refus de la misère 2019

» Journée mondiale du refus de la misère, chaque 17 octobre

» Contacter la Fédération LST

» Contact presse : 081 22 15 12

La solidarité, c'est d'abord le coude à coude, entre proches, parfois pour traverser des épreuves douloureuses.
Pour les plus pauvres, ces solidarités individuelles sont contrôlées et sanctionnées !

La solidarité, c'est aussi une institution structurelle qui s'est construite de longue lutte, dans les siècles derniers, à travers des cotisations, pour promouvoir la sécurité sociale, gérée par ses promoteurs et l'Etat. C'est encore l'aide sociale et les divers services publics, dans leurs spécificités, et financés par l'impôt.
Pour les plus pauvres, ces solidarités sociales sont trop souvent difficilement accessibles !

La solidarité, c'est enfin, cette force construite dans le rassemblement de personnes ou d'associations qui portent un combat commun, au service d'une cause commune, pour le respect des droits et de la dignité de chacun; et des plus pauvres, en particulier.
Pour les plus pauvres, se rassembler est un véritable défi !

Ouvrons un dialogue dans lequel nous sommes tous des partenaires incontournables. Osons le détour...

Namur

Des solidarités de base

A LST, nous disons souvent que les premiers acteurs à lutter contre la pauvreté et la misère sont celles et ceux qui la subissent. Pour nous, les solidarités de base, au quotidien, sont permanentes, évidentes et souvent vitales. Pour nous, la question d'aider l'autre est une évidence, elle ne se pose pas. Et de ce fait, les plus pauvres prennent souvent de gros risques en vivant la solidarité.

Les actes de solidarité, d'entraide au "ras des pâquerettes" sont en effet contrôlés et sanctionnés pour les plus pauvres. Alors que pour d'autres, ces mêmes gestes de solidarité seront salués et encouragés.

 "La solidarité ne va pas de soi, c'est une construction humaine qu'il faut différencier de l'entraide"
V., militante

« On sait bien qu’on risque souvent beaucoup à travers les solidarités qu’on développe mais on le fait quand même. On ne réfléchit pas. C’est comme un réflexe. Si quelqu’un est à la rue, on ne le laissera pas là, si quelqu’un n’a pas de quoi manger, on partagera le peu qu’on a … Si j’héberge quelqu’un cela me coûte, au niveau économique, mais c’est aussi risqué avec toutes les règlementations. Si j’habite du logement social, la peur d’être dénoncé. Pareil pour le chômage ou le CPAS »
M., militante, Assemblée de militants du mouvement LST, août 2020

Questionnons notre solidarité sociale et structurelle !

Les populations les plus pauvres sont souvent utilisées dans des statuts particuliers et très précaires, jamais reconnus. Elles n'ont pas accès à la sécurité sociale car n'ont pas "cotisé". Les plus pauvres se retrouvent dans des "droits résiduaires" qui leur octroient une sécurité d’existence minimale, tel le RIS ou la GRAPA. Au fil des « crises » successives et du néo-libéralisme qui en a découlé, on est passé d'une société solidaire à une société du mérite et de la mise en concurrence.

D'une part, la question de l’impôt comme outil de redistribution des richesses est sans cesse remis en cause.

D'autre part, de plus en plus de gens ont été exclus des bénéfices de la sécurité sociale, par les politiques d'activation et les suspicions de fraude, entre autres.

"Ces politiques indignes sont aussi responsables du fait qu’aujourd’hui encore, en Belgique, des hommes et des femmes dépendent uniquement de la mendicité et de l’assistance privée pour "survivre". Sans oublier aussi les diverses réglementations répressives élaborées contre les personnes qui mendient."

Appel pour un humanisme réel - Réflexions des militant-e-s du mouvement LST à propos de la réglementation sur la mendicité, 2015.

"Nous pensons qu’une société solidaire, ce n’est pas
une société où des gens font la file quotidiennement
pour recevoir des colis de nourriture !"

Se rassembler et vivre la solidarité : Un véritable défi pour les plus pauvres

La misère divise. Le contexte de mise en concurrence au cœur de notre société et la transparence qui nous est imposée créent une misère terrible dans laquelle, nous, les plus pauvres, sommes plongés malgré nous. Ce difficile quotidien nous enferme dans des situations qui nous poussent à nous déchirer, à nous juger, à nous désolidariser alors que nous voulons le contraire. Pourtant tous les jours, nous résistons à la misère. Et le courage que nous devons déployer envers et contre tout est souvent nié et incompris. La force du rassemblement. A LST, nous savons que c'est en nous rassemblant que l'on peut faire valoir nos droits, notre avis, notre mieux vivre, notre citoyenneté, par notre solidarité, entre nous et avec d'autres.

"Luttes-Solidarités-Travail Solidarités,
car c'est ensemble que nous ferons reculer la misère ;
les solidarités sont le moteur de ce changement."

Partager les richesses

Concentration des richesses...

A l'heure où des dizaines de millions de personnes ont perdu leur emploi, les super-riches ont augmenté leur fortune de 27,5% durant la pandémie, grâce aux turbulences des marchés.

Source : étude réalisée par le cabinet de conseil PwC et la banque suisse UBS sur plus de 2000 milliardaires en dollars, leur fortune totale passant de 8.000 milliards $ en avril 2020 à 10.200 milliards $ en juillet.

La crise Covid, par exemple, a montré qu'il est bel et bien possible de mobiliser rapidement des masses colossales de financement.

D'autre part, la simplification administrative de certaines aides durant cette période, démontre bien que cette simplification est possible, rendant la solidarité plus largement accessible.

Enfin et surtout, il n’est pas possible de parler de sécurité d’existence, de sécurité sociale, d’avenir, sans réfléchir à la notion de partage.

Dès le départ, la sécurité sociale s’est construite sur la base d’un partage entre les travailleurs qui cotisaient une partie de leur salaire. Aujourd’hui, cette notion de partage redevient essentielle et doit être prise à bras le corps dans des décisions politiques fortes. Elle doit interroger le partage de toutes les richesses : partage des avoirs, des savoirs et des pouvoirs.

Ces défis sont aussi au centre des préoccupations de développement durable, autre enjeux majeur de notre temps.

Un lieu en l'honneur des victimes de la misère


« Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »

Parlement wallon, extrait de la dalle « en l'honneur des victimes de la misère»

Le Parlement de Wallonie est un lieu doublement symbolique.

D'une part comme haut lieu de notre démocratie, où se prennent des décisions qui nous affectent tous.

D'autre part, cette année encore, nos témoignages et une manifestation commémorative se dérouleront autour de la Dalle en l'honneur des victimes de la misère, qui questionnerons les parlementaires sur l'application de politiques qui enfoncent les plus pauvres dans une insécurité d'existence permanente.

A l'initiative des mouvements ATD Quart-Monde et LST, la dalle « en l’honneur des victimes de la misère », a été installée dans la galerie du Parlement le 17 octobre 2008 par décision de l'Assemblée parlementaire.

» Plus d'infos

Autres mobilisations à l'occasion du 17 octobre, ici et ailleurs...

D'autres actions se déroulent à cette occasion à plusieurs endroits et sont portées par des groupes locaux de LST ou d'autres associations.

 

À Rochefort : « On n'est pas tout seul ! »

Pour cette 4ème édition du festival, le vendredi 23 octobre et samedi 24 octobre 2020, des associations, dont le mouvement LST, en partenariat avec le Centre culturel de Rochefort mettent sur pied deux journées autour de la thématique « Les libertés ».
Venez nombreux !

Une belle occasion …
…D’être présent avec notre campagne qui dénonce la transparence imposée aux plus pauvres.
…De rencontrer d’autres à travers la découverte de spectacles de théâtre, de théâtre-action, de films.
…De participer à des ateliers variés et créatifs, à des débats sur ce qui nous préoccupent.
…De partager un repas, des moments conviviaux.
De découvrir la vidéo (faire un lien vers l’actu du 30 juin 2020 avec la vidéo …) réalisée par le groupe des jeunes de LST Andenne et qui est inspirée de leur pièce de théâtre « Du gravier dans les chaussures ».

 

Programme & infos (ici)

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dernière mise à jour le 7 octobre 2020