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charte fondatrice de LST asbl et TROC asbl (Temps de Recherche pour des Outils Conviviaux) (1982)

charte fondatrice du mouvement LST ("charte de Malonne"), approuvée par l'Assemblée des militants (18 février 1995)

Lutte solidaire depuis vingt ans (Le Soir, 31-01-2004)


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Dire en quelques lignes les moments importants qui marquent l’histoire du mouvement LST, n’est pas chose facile.

  • Durant les années septante, un groupe de personnes crée un « Pivot culturel » dans le quartier de la rue des Brasseurs à Namur.
    A la même époque (1974), quelques-uns se rassemblent avec des personnes et des familles qui vivent au « 55 » [1]. Leurs énergies se concentrent sur le développement de solidarités et le rassemblement de personnes qui vivent des situations de grande pauvreté dans différents quartiers de Namur.

    Ces personnes sont les pionnières du mouvement LST que nous continuons aujourd’hui.
  • En 1978, les premières rencontres des Caves se déroulent et on y cherche des moyens d’agir ensemble pour résister à la misère. Nous développons dès 1979 des liens de collaboration avec le mouvement ATD Quart-Monde.
  • Début des années 80, nous écrivons avec quelques militants un document qui définit nos options de base et les choix de solidarité avec les travailleurs les plus pauvres. C’est la « Charte » (1982) qui deviendra le document de base tant de l’asbl LST que de l’asbl Temps de Recherche pour des Outils Conviviaux (TROC). Nous mettons également en 1980 sur pied un lieu d’accueil et de formation à l’action collective [2] dans des bâtiments de Bomel (« L’Horloge ») que nous devrons quitter quelques années plus tard (1985).
  • Après ces années d’action en « association de fait », nous décidons de prendre un statut d’asbl et de nous donner un nom (1983) : Luttes Solidarités Travail (LST). Découvrez le sens de cette appellation. Nous rachetons à bas prix le bâtiment du 64, rue Pépin, que nous réhabilitons petit à petit. Des amis, impliqués dans d’autres réalités, nous rejoignent au moment de la constitution de l’asbl et des liens se tissent avec d’autres régions : Dinant, Couvin...
  • Nous obtenons une reconnaissance comme Centre d’Expression et de Créativité (CEC) (1980), ce qui nous apporte, de la part de la Communauté française, une subvention de fonctionnement pour les activités que nous développons. En 1994, nous obtenons une reconnaissance comme mouvement d’éducation permanente des adultes.
  • Début des années 90, les différentes locales à Andenne, Ciney-Marche et Namur se mobilisent pour mettre sur pied une Fédération qui regroupe les divers pôles d’action militante agissant dans le cadre du mouvement LST (qui se donne une charte en 1995).
  • A partir de 1992, nous participons à l’élaboration du premier Rapport Général sur la Pauvreté commandé par le Gouvernement fédéral (publié en 1994). Depuis lors, divers groupes de militants participent avec les membres d’autres associations au suivi politique de ce rapport.
  • Depuis plusieurs années, nous sommes partenaires de différents lieux de réflexion et d’action tant aux niveaux communal et régional que fédéral.

Conclusion

une vue du dortoir du "55" - fin des années 70, à Namur

une vue du dortoir du « 55 »
fin des années 70, à Namur

Depuis les années '70, c’est le droit d’association des travailleurs les plus pauvres que nous construisons. Et dès le jour où nous avons choisi un nom, LST, il a eu pour nous une grande signification :

Luttes, car, pour vivre, les travailleurs les plus pauvres luttent tous les jours pour résister à la misère. Généralement cette réalité des plus pauvres est niée.

Solidarités, car c’est la seule force qui nous permet de faire reculer l’extrême pauvreté et surtout d’aller au-delà des divisions produites par la misère.

Travail, car nous sommes des travailleurs même si nous sommes relégués dans le chômage et l’assistance, même si nos métiers pour survivre ne sont pas reconnus, et surtout car nos luttes sont utiles pour l’ensemble de la société et constituent un « travail utile », même si cela ne se fait pas dans le cadre d’un « emploi ».

 

[1] Le « 55 » était un lieu d’accueil à Namur comprenant plusieurs immeubles, des terrains avec des caravanes, des dortoirs, au boulevard d’Herbatte à Namur. Il y avait parmi les immeubles le N° 55. Dans ce lieu créé et animé par l’abbé Gendebien vivaient de nombreuses personnes dont des familles parmi les plus pauvres. Fin des années septante et début des années quatre-vingts cette institution s’est réorganisée et fermait les bâtiments du boulevard d’Herbatte. A la démolition il restait près d’une centaine de personnes qui ne retrouvaient pas de logement. De 1979 à 1982, nous avons décidé d’occuper des immeubles abandonnés pour retrouver un logement.

[2] Le lieu de formation à l’action collective est alors transféré à « La Caracole » à La Plante (Namur). Les militants de LST qui portent cette démarche créent l’asbl TROC (Temps pour la Recherche d'Outils Conviviaux), dont l’objectif premier est de développer des moyens de formation et d’action collective enracinés dans les luttes des plus pauvres.

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dernière mise à jour le 16 octobre 2003